Libre Échange - réalisé par Michael Angelo Covino.


  La Providence en Amour a besoin de Cinéma.


  1. Depuis Jésus, nous rêvons d'être et de vivre comme en Paradis, tels des anges qui ne sont pas déçus, par nécessité pour certains, par ambition pour d'autres, par engouement pour la joie pure pour les cœurs purs et ceux pour lesquels ces réalités sont accessibles . . .
  2. Ce projet porté à l'écran revêt cette abstinence de méchanceté propice à une mise au point provisoire et salutaire sur nôtre devenir érotique.
  3. Il met en scène deux grâces de l'Amour en la personne de madame Dakota Johnson, et la belle personne également de madame Adria Arjona, l'une comme l'autre ayant débuté en Amour bien avant l'ère chrétienne manifestement.
  4. Les protagonistes masculins, ne sont pas comme l'on pourrait à tort s'y attendre des êtres supérieurs incarnés, ils charrient la donne simple de l'Amour involontairement, avec docilité même, mais avec cette entretien savoureux d'une illusion, celle d'une perfection vécue, improbable, mathématique, et sans autre finalité que l'éternité de jouir éternellement d'une vie bourgeoise divinement.
  5. Cet acte de courage leur vaut de passer à l'écran en succédant à David Carradine, pour lequel l'attraction érotique était un masque sans dommage frontal, finalement.
  6. Ces êtres pétris de décence cinéphilique vont s'affrontant à coup de décisions d'adultes à l'esprit aiguisé, réduisant la difficulté d'aimer à l'aune de leur propre pragmatisme lourdement soutenu. 
  7. Ce film n'envoie pas du lourd, et c'est tout ce qui fait son charme.
  8. Nous n'avons pas fatalement les réponses qui conviennent en lieu et place de nos acteurs courageux et volontairement ambitieux.
  9. Mais toutefois, nous percevons chez les hommes, un manque de passé monastique, que semble traduire un manque d'expérience professionnelle «bancaire» réussie, contrairement aux dames que l'on peut pour cette raison révérer sans pleurer pratiquement à genoux.
  10. Le film pour cette raison emprunte la pente dangereuse de l'échec, que redoutait tant dans ce domaine feu David Carradine, et qui finalement traduit de cette comédie son honnêteté joviale éloignant tout de même un burlesque incongru.
  11. Ces acteurs masculins sont bien plus intelligents que leurs passifs respectifs, et cela fait enfin plaisir à voir.
  12. Un film courageux, comme toujours quand il s'agit de plaire par l'Amour. Un film planant, révoltant, barbare, choquant, trop imparfait, mais réussi, merci.










      Paris, ce samedi 4 octobre 2025, Bruno Cadou.