Depuis Jésus, l'étranger est suspecté de vouloir nous imiter.
1. La suspicion de l'étranger à nôtre égard relate du «vivre ensemble» son intérêt majeur, une recherche de perfection attrayante mais sans désinvolture cachée.
2. L'étranger n'a pas choisi son état, mais il semble avoir été choisi par lui.
3. Et pour cette raison, loin d'itérer un intérêt quelconque pour Dieu chrétiennement, sans quoi il ne serait pas là, il préfère, non pas la masturbation bien évidemment, mais la gestation de nôtre devenir agricole.
4. Pour lui se nourrir par chez nous n'est pas une réussite, il nous préfère plutôt gras et imbus d'une cuisine retentissante de son pays d'origine qu'il confond volontiers avec le nôtre pour l'occasion.
5. La sévérité avec laquelle il nous juge n'a d'égal que son dégoût profond pour le travail qu'il confond avec les trente cinq heures tant sa volonté de nous guider l'amène à se situer au pouvoir.
6. Eh oui, vous l'aurez compris, l'étranger est en esprit un cadre insoumis, et ce malgré les apparences.
7. La générosité avec laquelle il se bat pour sa survie et celle des siens, n'a d'égal que son manque complet de maturité qu'il confond volontiers avec une autorisation de tuer.
8. À telle enseigne qu'il nous apprend sans cesse que nous ne sommes pas dignes de lui.
9. L'alimentation de l'étranger le remplit d'un manque de délicatesse qu'il confond volontiers avec la haine nécessaire pour un maintien de l'ordre public à son profit.
10. L'étranger ne jurera jamais par nous, mais sans considération pour nôtre passé, nôtre présent et nôtre avenir, qu'il confond volontiers avec une marque de chaussure.
11. Ce qui serait émouvant chez l'étranger tient en ce qu'il nous prend pour ses enfants.
12. Pour que la France vive.
Paris, ce dimanche 2 août 2026, Bruno Cadou.