Le langage de la contrevérité.

  Depuis Jésus, ce langage complique tout.


  1. La maintenance du pouvoir suppose l'exercice d'une plénitude exhaustive, comparable à un ballon de baudruche, élective pour l'expression du candidat susnommé arborant de la contrevérité qu'elle absorbe l'opinion par son authenticité.  
  2. En d'autres termes, le plagiat de la vérité endure mal le contexte qui le fait naître sans l'attrait pour le ridicule, qu'il soit masqué, ou pas.
  3. Dire que la manipulation de l'opinion publique suppose d'en minorer le sens commun, est une gageure à jamais assumée par nos argonautes du supplice d'y retourner sans fin.
  4. Jésus a toujours pour eux cette affection qui fait entendre de la vérité ce qui suit.
  5. Le pourquoi de la politique est ainsi manifeste par la probabilité d'y reproduire ce schème dévastateur qui permet d'exprimer tout et n'importe quoi avec l'assurance de ne pas se louper, se louper étant l'extravagance qui mène en politique.
  6. La déité du langage défunt par la névrose obsessionnelle du refus de travailler, libère dans les consciences politiciennes ce succès attaché au livre, dont on comprend aujourd'hui qu'il impose beaucoup trop de temps pour être compris par la lecture.
  7. Nous suggérons ainsi à nos amis en politique de choisir l'élégance, de s'exprimer par des notes, concises ou pas, à leur manière, plutôt que de communiquer fatalement par l'intermédiaire de pavés de deux à trois cents pages, fatalement rédigées par eux-mêmes peut-être.  
  8. L'intérêt en est double, il procure l'impression d'avoir inventé la poudre, et nous situe par une objectivation au long cours au rayon des attributs d'ambition absolue.
  9. La contrevérité rejoint alors son paradigme, qui lui vient de la coutume du péché originel et nous incite à confondre le mouton avec la divinité.
  10. Jésus en sera fort aise, lui qui a toujours tenu à communiquer ainsi pour les apparences, pour le moins, tant il est vrai que nous le connaissons sans toutefois pouvoir le décrire totalement.
  11. La miséricorde divine s'attache ainsi à promouvoir du péché son objectivation avec talent ou pas, mais sans en renier l'importance singulière et malheureuse.
  12. Le péché originel se nourrit  de contrevérités, il en fait son alambic malheureux mais courtois, ou pas.
  13. Aussi nos argonautes du tout-à-l'égout de nos revendications, se satisfont ils d'avoir plaidé pour en plaidant contre, et vice et versa.
  14. La Justice y a quasiment perdu son latin, pour cette raison certaine qui prévaut pour Dieu, d'un cerveau droit pour un pouvoir fort et durable.
  15. La célébrité s'accorde mal par la durée avec de telles exactions, à ce point de non-retour qui fait du tortionnaire une victime, et d'Élie Wiesel une énigme judiciaire peut-être . . .
  16. Le chantre des contrevérités parvenu aux responsabilités se voit désormais contraint de plaider coupable à ses risques et périls dans l'intimité politicienne, ce qui n'est pas encore du goût de tout le monde. 
  17. Le déliement gordien prodigue en effet ce lustre d'une incandescence du pouvoir divin en ce sens du refus d'une altération de la marche céleste pour l'heure.
  18. Nous vivons des heures horribles aujourd'hui, pour celles et ceux qui ont fait leur intention de se fourvoyer par le langage propice au mensonge diplomatique, entretenu par les affres de la fornication.
  19. La diplomatie connait un regain d'intérêt en exigeant cette aptitude à défendre le Droit sans mentir sur l'usage concret qui en est fait.
  20. Nos argonautes se prennent à rêver d'un monde qui n'existe pas, même sur le papier, et pour lequel Dieu aurait planché pour une éternité de plagiats divers et variés.
  21. Le thème de la contrevérité trouvera son extinction pour les grandes orgues, par son inefficacité, et le redoutable maléfice qui l'accompagne toujours plus, celui d'une crédibilité toujours plus douteuse.   
  22. Comme quoi l'on peut apprécier de décider du monde sans bien se rendre compte de la peine que l'on s'inflige.
  23. Pour que la France vive.



      Paris, ce mardi 4 novembre 2025, Bruno Cadou.