L'appétence pour la guerre.

   Depuis Jésus, il n'est d'instant sans préoccupation de cet ordre.


  1. La justification de la guerre, nous l'avons vu, réside dans la persistance d'un trouble de l'ordre public incoercible sans elle, et pour cette raison, l'importance des nations revêt ce caractère luxueux, non pas de l'éviter simplement, mais de permettre de contenir son débordement.
  2. L'atteinte à l'ordre public, cela aussi nous l'avons compris ensemble au besoin, relève de la primauté hasardeuse, ou pas, donnée au péché originel pour qu'il s'insinue dans nos foyers, erradicant de la religion son savoir-faire et sa prévenance juste.
  3. La tutelle de la guerre prévaut sur celle du péché par son réalisme éclairé du dedans puis du dehors par l'Histoire.
  4. En somme nous valons ce que nous sommes communément au titre de nôtre attachement à un mode civilisé d'existence et aussi par  l'art et la manière d'en convenir.
  5. Jésus n'avait pas d'attrait pour la guerre, nous dit-on, ce n'est pas si sûr.
  6. La tradition des armes puise son recours dans l'abstraction qui est faite de nos vies par l'indolence en regard de l'attraction pour le péché originel.
  7. Elle rend possible la culture du bien, considéré bibliquement, et même et surtout l'attachement aux valeurs de l'honneur chrétien et de la fidélité au Christ.
  8. La jésuistique des gnostiques de la délivrance du mal, retient de parfaire l'entendement en le réduisant au cachet de la Providence, celle qui suit les conflits armés, peu ou prou.
  9. Cet apport séduisant, dans ce contexte de l'attente du déliement gordien, réduit l'appétence pour la guerre à un dénouement théâtral peu habile en regard d'une parfaite doxologie. 
  10. Le chrétien est déconsidéré au profit d'une latitude pécheresse pardonnant tout exception faite de la guerre.
  11. Cette appétence pour le stupre est déclarée obsolète suite à la seconde guerre mondiale et à son déliement gordien, par l'atténuation de la différenciation entre le jour des bonnes moeurs et la nuit des inconvenaces des rigueurs cachées au grand nombre par les gnostiques barbarisants. 
  12. Pour que la France vive.



      Paris, ce jeudi 18 juin 2026, Bruno Cadou.