L'altercation.

   Depuis Jésus, les hommes ont appris à séparer le jour de la nuit.


  1. La tutelle masculine sur les mœurs étatiques lubrifie le malheur en lieu et place d'en démontrer l'inutilité.
  2. Mais l'assertion d'une pérennité du dommage ainsi causé est entretenue par l'inflation du devoir de soumission cultivée par la disgrâce tout autant en politique que dans les entreprises.  
  3. Nos vies sont saccagées à grands renforts de résilience supposée, de tolérance obligataire, de fortune et d'infortune simulées par le traitement des déchets par exemple.
  4. Le travail étant devenu le lieu de culte de l'opération «mains propres», l'assujétissement des femmes y rejoint celui des hommes, tout en envisageant d'y préparer toujours plus les enfants dès le plus jeune âge. 
  5. Nôtre civilisation bat de l'aille inutilement pour avoir été maîtrisée par des cancres, longs et sans intérêt.
  6. L'altercation est par conséquent visible par son résultat, attendu avec tant de fougue que la qualité de nos vies en est en suspens jusque dans les tréfonds de nos plus petits villages.
  7. Jésus savait cela à ce point de ne pouvoir avoir que des hommes comme apôtres de sa bonne foi.
  8. L'intérêt porté à la chose relève de la toute première exigence, tant nôtre sort commun dépend d'ores et déjà de la manière de l'aborder.
  9. Nous subissons l'assaut de mœurs barbares au motif d'avoir toujours échoué et de ne pouvoir par conséquent juger, avec cette addiction pour le déni de la Force.
  10. Le ressort des nations n'est pas extérieur à elles.
  11. Le refus de toutes altercations supposera le refus du non-droit, l'éclairage des mœurs nocturnes, et par conséquent le renouvellement du personnel politique par des hommes et des femmes de bonne volonté à ce titre. 
  12. Pour que la France vive.






      Paris, ce jeudi 12 février 2026, Bruno Cadou.