Le chiffre des mots.

   Depuis Jésus, l'importance donnée aux mots relate leurs coûts.


  1. La satire comprise de nôtre société confère à l'indigence son cours débonnaire, ce qui somme toute est bien nécessaire
  2. Mais le propos d'entraver la perfection des œuvres est bien mal serti par un tel veuvage, puisque de Grâce il en est nul besoin pour authentifier un tel esclavage.
  3. La ritournelle de l'humour est une sarabande bien utile pour ne pas manquer d'esprit, mais l'adjudication du réel y est servie plus que par nature au mépris de nos vies. 
  4. Jésus avait pour l'humour une désaffection de forçat des libertés, puisque de toute évidence Il a du en faire son caviar de fortune pour ne pas défavoriser inutilement les ingrats.
  5. La musique classique se fait toujours plus rare, attendant son heure entre deux chaises, tant son besoin d'être servie par la Grâce lui fait défaut.
  6. Comme quoi l'on peut avoir apprécier Jean-Sébastien Bach, et même Mozart, sans pour autant avoir délibéré de ne plus les écouter.
  7. Les mots ont pour la musique ce défaut de servir mais pas de remplacer le trop plein d'insatisfaction conditionné par la haine.
  8. Jésus comprendra que nous chantions toujours moins, à défaut de toujours moins bien.
  9. Le retour des arts, compris par la grâce de leur académisme, n'est pas plus une chimère que nous revenons de tout désormais que la coupe est pleine. 
  10. Le statut des mots considérés comme certifiant de la vie sa vénalité, est en route pour le paradis des songes.
  11. Puisqu'en effet nous n'avons pas besoin de démence, ou de délinquance au pouvoir.
  12. Pour que la France vive.







      Paris, ce mercredi 10 décembre 2025, Bruno Cadou.