Agnosticisme laïc.

  Depuis Jésus, la connaissance du bien et du mal est comme un reposoir dont on voudrait exclure Dieu.


  1. L'abstraction du réel est une considération philosophique fondée sur un manque d'intérêt pour l'évolution de la pensée au cours des âges, avec cette arrière-pensée de rendre possible d'établir de manière anodine le chaos et sa justification.
  2. Elle repose sur l'insignifiance supposée de Dieu en regard de la toute puissance, endurée tout de même, du péché originel, lui-même considéré comme le socle commun de toutes initiatives à pourvoir.
  3. Nôtre cinquième République, mais pas seulement, subit l'assaut de telles rodomontades au simple prétexte de substituer à Dieu une conduite de l'État, considérée à tort comme parfaite et possible.
  4. Jésus n'aurait qu'à bien se tenir, nous n'aurions plus besoin de Lui, et pourtant la caution d'une telle désinvolture, au risque constant de perturber dangereusement la marche civilisatrice du monde, repose sur cet amendement d'entendre un caution, à défaut de la sienne, celle de ses clercs.
  5. Le «réalisme» d'une telle démarche a séduit Jean-Paul II, qui y voyait en termes génériques la fin de la guerre froide par l'avènement des droits de l'homme.
  6. Comme quoi l'on peut prétendre chérir la Divine Trinité, et ne pas entendre grand'chose en théologie. 
  7. La situation de nôtre État en regard de ces dispositions mentales est comparable à celle de nôtre Armée pour l'établissement de laquelle rien ni personne ne compte, et surtout pas Dieu présent parmi nous.
  8. Nous vivons en France comme sur un radeau, médusés par cet accomplissement recherché et coupable, grâce auquel nous prétendons représenter l'élite terrestre, et défendre la paix en défiant les astres.
  9. Cette histoire rend compte d'un fait civilisateur important, l'accomplissement inéluctable de la volonté divine. 
  10. Puisque le déliement gordien permet à Dieu de desserrer l'étau qui le retient, la victoire provisoire du mal sur le bien, en cours depuis bien avant la seconde guerre mondiale, peut cesser d'exister. 
  11. Nous entrons, non sans heurts, dans une nouvelle ère en renouant avec force avec la volonté divine décemment en France.
  12. Pour que la France vive.




      Paris, ce lundi 16 mars 2026, Bruno Cadou.