Jésus et l'Amour.

  Depuis Jésus, l'Amour est par trop entendu comme le sacrifice de soi.


  1. L'abstraction du réel tire profit d'une commune volonté de proroger l'abstinence verbeuse au profit d'un réalisme de cuisine conforté par la lecture concrète des pères de l'Église, et en ce sens, beaucoup ont été amenés à confondre bénédiction et humiliation.
  2. Le simple fait d'admettre la transcendance devient le champ opératoire digne d'être approprié par le prêtre au motif d'une surannéité de principe du simple pécheur. 
  3. L'aval ainsi apporté provoque et révoque l'édit du Christ concevant l'enfance acquise devant Dieu comme le sceau de tout devenir puissant en l'Amour de Dieu.
  4. Et pour ainsi dire, le simple credo devient le rempart à l'encontre de toute adversité.
  5. La loyauté envers Dieu et les hommes est sujette à caution, et l'Église se délite par voie de conséquence par actions de Grâce interposées.
  6. Le satanisme des formes prévaut jusqu'au cœur des rites liturgiques, allégeant les consciences acquises au mélange et à la confusion pécheresse.
  7. Or pour Jésus, il n'est rien de plus confortant que d'entendre de la Bonne Nouvelle qu'elle est pour toujours annoncée à tous, et pour cette raison l'Économie chrétienne du Salut passe par ces variations dangereuses mais entretenues savamment par obligations.
  8. L'onction épiscopale retient de cette abjection la nécessité de concourir et sertit la vie ecclésiale de cet avertissement sans fin.
  9. Pour le chrétien, le but de l'existence demeure confiné dans cette réponse donnée par un cœur à cœur permanent avec Dieu, libérant de toutes vénalités entachant le sens du devoir, retenant des fautes ce qu'elles sont et ce qu'elles imposent, les conséquences.
  10. Et pour nous qui veillons et prions à cette fin de ne pas entrer en tentation, la vitalité de la foi chrétienne n'endure pas de répit tandis que le monde implore. 
  11. Certifions Dieu après avoir certifié par Lui.
  12. Pour que la France vive.




      Paris, ce vendredi 27 mars 2026, Bruno Cadou.