Le mandat présidentiel.

  Depuis Jésus, il n'est de plus pure opportunité pour dévoyer la sienne.


  1. La prépondérance du Christ a généré au cours de l'Histoire cette notion d'application au pire pour en détourner le meilleur au profit de cette tendance à la généralisation du mal. 
  2. Le ressort de la Présidence s'en ressent comme d'un rendez-vous de genre pour communiquer sur ce thème en s'entretenant à jamais pour y parvenir encore et encore.
  3. La solution représentée par cet accomplissement, toujours moins mondain et racé, est une défiance encore jamais atteinte par le résultat et cependant avec tant de moyens.
  4. Le non-droit précise toujours davantage par son exhumation ce pourquoi la chose est éminente, mais aussi comment s'en ressentir sans pour autant délivrer ce vade-mecum trivial de la réussite parfaite.  
  5. Jésus s'en sidère le moins possible, tant il est vrai que la chose est instruite pour les érudits comme pour le tout-venant désormais.
  6. La tradition du mandat présidentiel restitue celle de cet engouement pour la monarchie avec ce tempérament d'en accommoder le ressentiment imposé par la possibilité d'une alternance par l'entretien modéré toutefois du débat démocratique, l'État de Droit n'étant pas la panacée de nos dirigeants semble-t-il, ceux-ci lui préférant le fait accompli démocratiquement. 
  7. Le Droit international est une supercherie d'acompte, préservant la possibilité d'étayer cette allégeance au pouvoir par le mécompte constitutif du vote, et s'il est bien nécessaire d'y voir plus clair par une allégeance au Christ Dieu, ce dernier semble toujours desservi par son absence entretenue même à Rome. 
  8. Comme quoi l'on peut avoir prié encore et encore et se ressentir comme desservi par sa propre oblation, par errance, indubitablement.
  9. Le fait est que cette tendance existe tenant pour acquise de la mélancolie sa nécessaire attraction par le vice du procédé et sa nécessité conjoncturée.
  10. Comme quoi l'on peut aimer Dieu et s'en ressentir comme dépossédé naturellement de cette façon surprenante, comme par damnation.
  11. La réalité du pouvoir suppose des hommes neufs à même d'établir par leur simple obédience la capacité du Christ à parfaire le monde. 
  12. Pour que la France vive.






      Paris, ce lundi 20 avril 2026, Bruno Cadou.